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Des émissaires de Biden resserrent les liens des États-Unis avec l’Afrique
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avril 17, 2023

 

Lors de la visite d’une ferme dans les environs de Lusaka, le 31 mars, Kamala Harris a annoncé que le secteur privé américain s’était engagé à investir plus de 7 milliards de dollars pour stimuler la production alimentaire du continent et atténuer les effets du changement climatique.

La vice-présidente des États-Unis se trouvait en Zambie à la fin d’une tournée d’une semaine en Afrique, au cours de laquelle elle s’est également rendue au Ghana et en Tanzanie.

D’autres hauts représentants du gouvernement Biden ont également effectué des déplacements en Afrique en 2023, conformément à l’engagement pris par le locataire de la Maison-Blanche lors du sommet des dirigeants États-Unis-Afrique qui s’est tenu en décembre. Le président compte lui-même s’y rendre en 2023, marque de l’engagement de son gouvernement envers la région.

Tour d’horizon de quelques-uns de ces récents déplacements.

La vice-présidente Kamala Harris

Au Ghana, la vice-présidente a animé une discussion avec des femmes entrepreneurs, au cours de laquelle elle a annoncé une initiative mondiale à hauteur d’un milliard de dollars visant à soutenir l’entrepreneuriat féminin en Afrique.

En Tanzanie, elle a rencontré la présidente Samia Suluhu Hassan, la seule femme cheffe d’État du continent, qu’elle a félicitée pour et a salué ses efforts pour donner plus de moyens d’action aux femmes. En outre, Kamala Harris a fait une série d’annonces, notamment l’intention des États-Unis d’accorder une aide bilatérale de 560 millions de dollars à la Tanzanie en 2024.

« Je crois fermement, comme la plupart parmi nous, je pense, qu’améliorer le statut économique des femmes, c’est améliorer le statut économique des familles, et la société tout entière en bénéficie », a-t-elle déclaré le 31 mars.

En Zambie, pays auquel le gouvernement américain entend consacrer 505 millions de dollars, elle a salué le rôle de premier plan joué par le coorganisateur africain du deuxième sommet pour la démocratie. Kamala Harris a également rappelé qu’elle avait visité ce pays dans sa jeunesse, lorsque son grand-père maternel, fonctionnaire indien, y était en poste. « Je suis heureuse de me retrouver parmi vous », a-t-elle lancé.

Le secrétaire d’État Antony Blinken

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken rencontre une organisation de jeunes de l’ouest du Niger le 16 mars. (Département d’État / Chuck Kennedy)
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken rencontre une organisation de jeunes de l’ouest du Niger le 16 mars. (Département d’État / Chuck Kennedy)

En mars, le secrétaire d’État Antony Blinken s’est rendu en Éthiopie, où les États-Unis fournissent une aide humanitaire supplémentaire de 331 millions de dollars. Il a salué les dirigeants de la région pour leur soutien à l’accord de cessation des hostilités du 2 novembre, qui prévoit la fin du conflit dans le nord de l’Éthiopie.

« Nous avons beaucoup parlé, bien sûr, de la très importante cessation des hostilités dans le Tigré, qui a produit des avantages très significatifs, mais l’un des aspects de cette cessation est, bien sûr, l’importance de la justice transitionnelle et de la reddition de compte, pour veiller à ce que les droits de tous les Éthiopiens soient protégés », a-t-il insisté le 15 mars.

C’était la première fois qu’un secrétaire d’État américain se rendait au Niger, où il a rencontré le président Mohamed Bazoum et le ministre des Affaires étrangères Hassoumi Massaoudou à Niamey. « Le Niger est une jeune démocratie dans une région du monde difficile, mais il reste fidèle aux valeurs démocratiques* que nous partageons », a déclaré le chef de la diplomatie américaine.

La Première dame Jill Biden

La Première dame Jill Biden s’entretient avec un groupe de femmes et de jeunes filles du village de Kajiado (Kenya) le 26 février. (Maison-Blanche/Erin Scott)
La Première dame Jill Biden s’entretient avec un groupe de femmes et de jeunes filles du village de Kajiado (Kenya) le 26 février. (Maison-Blanche/Erin Scott)

En février, la Première dame s’est rendue en Namibie et au Kenya, où elle a abordé le sujet de la crise alimentaire régionale et les questions de santé publique. Lors de son déplacement de cinq jours, elle a également mis l’accent sur les programmes de prévention du VIH/SIDA. Elle a rencontré le président namibien, Hage Geingob, et Monica Geingos, la Première dame du pays.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi la Namibie était sa première étape, elle a répondu : « Nous voulions venir parce que c’est une jeune démocratie* et que nous voulons soutenir les démocraties dans le monde entier. »

Au Kenya, Jill Biden et Rachel Ruto, la Première dame du Kenya, ont rencontré des femmes entrepreneurs qui ont créé leur propre réseau de financement afin de pallier la difficulté d’obtenir des prêts auprès des banques commerciales.

L’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield

La représentante permanente des États-Unis auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, deuxième à partir de la gauche parmi les personnes au premier plan, assiste à une présentation du Programme alimentaire mondial à Maputo, au Mozambique, le 27 janvier. (© Alfredo Zuniga/AFP/Getty Images)
La représentante permanente des États-Unis auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, deuxième à partir de la gauche parmi les personnes au premier plan, assiste à une présentation du Programme alimentaire mondial à Maputo, au Mozambique, le 27 janvier. (© Alfredo Zuniga/AFP/Getty Images)

Linda Thomas-Greenfield, représentante permanente des États-Unis à l’ONU, s’est rendue au Ghana, au Kenya, au Mozambique et en Somalie à la fin du mois de janvier.

Au Mozambique, l’ambassadrice a rencontré la ministre des Affaires étrangères Veronica Macamo pour discuter de la poursuite de la coopération au cours du premier mandat historique du pays au Conseil de sécurité des Nations unies. Linda Thomas-Greenfield a profité de sa visite dans le pays pour donner un coup de main à une association locale vouée à la préservation des mangroves. En outre, elle a rencontré d’anciennes participantes à un programme d’échange américain qui sont aujourd’hui à leur compte.

« Le partenariat entre les États-Unis et le Mozambique façonnera non seulement l’avenir de la région, mais aussi l’avenir du monde*, a-t-elle déclaré le 27 janvier. Et cet avenir sera nourri d’une paix, d’une sécurité et d’une prospérité accrues pour tous. »

En Somalie, Linda Thomas-Greenfield a annoncé un financement supplémentaire de 40 millions de dollars, qui vient s’ajouter aux 1,3 milliard de dollars accordés depuis 2022, pour aider le pays à faire face aux niveaux extrêmes d’insécurité alimentaire résultant de la pire sécheresse jamais enregistrée.

« Les États-Unis demandent aux autres donateurs et au monde entier de faire plus, a-t-elle souligné le 29 janvier. C’est maintenant qu’il faut renforcer ses contributions humanitaires. »

La secrétaire au Trésor Janet Yellen

Janet Yellen, secrétaire au Trésor des États-Unis, lors d’une visite dans la région minière de Mpumalanga, en Afrique du Sud, le 27 janvier. (© Siphiwe Sibeko/Reuters)
Janet Yellen, secrétaire au Trésor des États-Unis, lors d’une visite dans la région minière de Mpumalanga, en Afrique du Sud, le 27 janvier. (© Siphiwe Sibeko/Reuters)

« Le succès en Afrique est synonyme de succès pour nous tous* », a souligné la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, dans l’usine d’assemblage de Ford Motor à Pretoria, en Afrique du Sud, dernière étape de sa tournée de dix jours en Afrique.

Au Sénégal, le premier pays où elle s’est rendue, elle a discuté de l’aide apportée par les États-Unis à la construction du plus grand parc éolien du continent. En Zambie, elle a mis l’accent sur le nouvel Institut national de santé publique, financé par les États-Unis pour lutter contre des maladies telles que la COVID-19.

« Les États-Unis sont déterminés à travailler avec vous pour approfondir nos liens, pas pour faire bien, pas pour le court terme, mais pour le long terme », a-t-elle assuré le 26 janvier.