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L’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield représente les États-Unis à l’ONU
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avril 1, 2021

United States Ambassador to the United Nations nominee Linda Thomas-Greenfield testifies during for her confirmation hearing before the Senate Foreign Relations Committee on Capitol Hill, Wednesday, Jan. 27, 2021, in Washington. (Greg Nash/Pool via AP)
(Département d’État/D. Thompson)

L’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield a un nouveau rôle à jouer en tant que représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, le poste le plus éminent de la diplomatie américaine après celui du secrétaire d’État.

Mme Thomas-Greenfield est la 31e personne à diriger la délégation des États-Unis à l’ONU depuis que cette mission a été créée en vertu d’une loi du Congrès en 1947. Forte de dizaines d’années d’expérience dans le Service extérieur américain, la diplomate représentera les intérêts des États-Unis au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale des Nations dans divers dossiers, dont les questions politiques, la consolidation de la paix post-conflit, l’aide humanitaire et les droits de l’Homme.

Le 24 février, cette diplomate de longue date a été assermentée par la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris au lendemain de la confirmation de sa nomination par le Sénat. Mme Thomas-Greenfield fait donc maintenant partie du Cabinet du président. M. Biden l’a qualifiée de diplomate chevronnée, distinguée et pionnière, et a déclaré : « Je veux entendre sa voix sur toutes les grandes questions de politique étrangère dont nous discutons. »

Les défis à relever par les Nations unies ne manquent pas : la pandémie mondiale, la crise urgente du changement climatique qui s’aggrave, l’injustice raciale exacerbée par les récentes pressions économiques, la migration et la pauvreté extrême. En outre, des dirigeants autoritaires cherchent à consolider leur pouvoir dans certaines régions du monde.

« Notre approche est de mettre en œuvre ce que le président Biden a dit que nous ferions dans son discours d’investiture : réparer nos alliances, renouer avec les institutions multilatérales et diriger par le pouvoir de notre exemple », a déclaré l’ambassadrice à ShareAmerica.

Linda Thomas-Greenfield holding pen and sitting in front of microphone (© Greg Nash/AP Images)
Linda Thomas-Greenfield testifies during her recent confirmation hearing in Washington. (© Greg Nash/AP Images)

Linda Thomas-Greenfield est arrivée aux Nations unies juste au moment où les États-Unis ont assumé la présidence tournante du Conseil de sécurité. Là, elle a immédiatement mis à l’ordre du jour la question de la faim causée par les conflits.

« Quand nous utilisons ces termes techniques – sécurité alimentaire, malnutrition aiguë, faim causée par les conflits – n’oublions pas ce qu’ils signifient réellement », a-t-elle déclaré aux membres du Conseil de sécurité. « Nous parlons en l’occurrence de l’humanité, sans fard. Nous parlons de souffrance extrême. Nous parlons de personnes réelles. »

Une page d’histoire

L’aînée de huit enfants, Linda Thomas-Greenfield a grandi dans une famille où sa mère était cuisinière et son père travailleur journalier et analphabète. Ils habitaient à Baker, une petite ville ségréguée en Louisiane qui était terrorisée par le Ku Klux Klan, un groupe haineux tristement célèbre pour sa violence ciblant en particulier les Africains-Américains.

Sortie d’un lycée ségrégué, Mme Thomas-Greenfield a été parmi les premières Africaines-Américaines à entrer à l’université d’État de Louisiane (LSU). Elle y a fait ses études en même temps que David Duke, lequel devait plus tard prendre la tête du Ku Klux Klan.

« Au lieu de me durcir le cœur, ces expériences m’ont donné une optique différente, a-t-elle expliqué. Elles m’ont appris le pouvoir de la gentillesse. J’ai appris à voir la gentillesse non pas comme de la faiblesse, mais comme une force. »

Après avoir obtenu son diplôme, la première de sa famille à le faire, Mme Thomas-Greenfield décroche une maîtrise à l’université du Wisconsin-Madison (UW-Madison). En 1982, elle rejoint le Service extérieur des États-Unis et est nommée sur quatre continents. Elle a été ambassadrice au Liberia et en poste en Suisse, au Pakistan, au Kenya, en Gambie, au Nigeria et en Jamaïque.

Thomas-Greenfield (center right), then assistant secretary of state for African Affairs, and Samantha Power (center left), then U.S. representative to the U.N., meet with Muslim and Christian leaders in Bangui, Central African Republic, in 2013. (© Jerome Delay/AP Images)

Pendant la crise d’Ebola, Mme Thomas-Greenfield était secrétaire d’État adjointe à la tête du bureau des Affaires africaines, à Washington. Auparavant, elle avait dirigé des fonctions liées aux ressources humaines au département d’État où travaillent quelque 70 000 personnes. Elle a amplifié les efforts du département d’État en matière de diversité, d’équité et d’inclusion, et elle continuera de promouvoir ces principes à l’ONU. Et, à plus vaste échelle, elle mettra en relief le pouvoir de l’exemple américain.

Mme Thomas-Greenfield entend nouer un dialogue avec des personnalités locales et des groupes de jeunes partout aux États-Unis pour discuter avec eux des dossiers mondiaux. Elle veut sortir l’ONU de New York, en quelque sorte. « Nous nous démènerons pour faire en sorte que notre travail et nos activités de sensibilisation reflètent la volonté et les points de vue de tous les Américains », a-t-elle précisé.